LIBAN: UNE GUERRE PEUT-ELLE EN CACHER UNE AUTRE ?

 

par Antoine SFEIR

 

Directeur de la Rédaction des Cahiers de L’Orient

Président du Centre d'Etudes et de Réflexion sur le Proche-Orient

 

 

                Cet article a été initialement publié en 2001 dans Le Liban à la croisée des chemins, sous la direction de Karim Emile Bitar, numéro hors série de le revue ENA Mensuel, revue des anciens élèves de l'ENA

 

        La guerre  du Liban est officiellement terminée; du moins si l'on considère que la "guerre" est l'expression militaire de divergences et d'affrontements entre groupes nationaux, ethniques, culturels, voire confessionnels différents. En effet, les armes se sont tues depuis la fin mai 2000, date du retrait israélien du Liban sud, à l’exception des fermes de Chebaa et dans le reste du pays depuis le 13 octobre 1990, date à laquelle l'armée syrienne, appuyée par l'aviation, réussit à déloger le général Aoun du Palais de Baabda, siège du gouvernement, sur les hauteurs de Beyrouth, pour l'envoyer en exil forcé à l'ambassade de France puis en France même.

Un an auparavant, en octobre 1989, les députés libanais, réunis à Taëf, en Arabie Saoudite, adoptent un document dit d'Entente Nationale , sous l'égide syrienne, accompagnée toutefois cette fois-ci d'une couverture arabe - particulièrement saoudienne- et internationale quasi unanime.

 

        Prés d'un demi siècle après l'indépendance du Liban en 1943, ce document mettait fin à la première République libanaise et réaménageait surtout le Pacte National, ce fameux texte non écrit  qui durant trente ans avait régi les relations intercommunautaires au Liban  avec ses contradictions, ses excès, ses dérapages mais aussi avec ses qualités, inhérentes à une volonté de vivre en commun exprimées par toutes les communautés libanaises.

 

        Revenir sur ce texte aujourd'hui, plus de dix ans après son adoption, son application -ou sa non application - ne relève pas d'une coquetterie intellectuelle :  ce document est sensé gérer les nouveaux rapports du Libanais avec les pouvoirs exécutif, législatif et judiciaire du pays, avec l'administration et aussi avec les pays voisins, notamment la Syrie, en un mot, gérer la vie quotidienne du citoyen dans ses rapports avec l'Etat et la société.

 

 

 

Les dispositions de Taëf

 

        Le document d'entente nationale de Taëf réaffirme la souveraineté, l'indépendance, la liberté et l'unité libanaise. L'emploi répétitif d'une telle formule, qui coule de source, sous d'autres cieux, peut paraître aux yeux de certains creuse et inutile, d'autant qu'elle est sans conséquences dans les faits. Elle retrouve néanmoins toute son importance lorsqu'on sait les dangers auxquels le Liban reste exposé, dans chacun des termes de cette formule.

Nous reviendrons plus loin sur les concepts de souveraineté et d'indépendance. Dans le cadre de la liberté, le document de Taëf affirme le caractère démocratique et parlementaire de la République libanaise, souligne les libertés publiques et la "liberté d'opinion et de croyance; proclame l'égalité des citoyens devant la loi et celle des charges sans distinction aucune. Quand on voit le sort réservé depuis plus de dix ans aux opposants  par les gouvernements successifs, on en vient à souhaiter l'application à la lettre de ce document.

C'est toutefois la référence à l'unité du Liban qui apparaît aujourd'hui fondamentale. Il s'agit de celle du peuple, rejetant par là toute tentation sécessionniste , isolationniste ou de rattachement à une autre entité nationale; il s'agit de l'unité des institutions, excluant ainsi tout projet de type fédéral ou confédéral. Il s'agit enfin de l'unité du territoire. Ceci implique des frontières internationales précisées par ailleurs dans la constitution, qui, faut-il le souligner, proclame dans son article 2 le caractère incessible et inaliénable du territoire libanais. La constitution prend soin de définir clairement  à ce sujet , et d'une manière détaillée, ces frontières .

 

        La reconnaissance de jure  des frontières internationales du Liban par la communauté arabe et internationale est , en 2001 un garde fou indispensable aux autorités libanaises qui constitue une  ligne de défense vis-à-vis des puissants voisins du pays, à la fois à l’égard d’Israël et de la Syrie dont les gouvernements successifs n'ont jamais reconnu, depuis l'indépendance des deux pays, le Liban dans ses frontières actuelles.

 

        Par ailleurs, ce texte précise pour ce qui est des propos qui nous intéressent ici les modalités de répartition des hautes charges de l'Etat et de celle des pouvoirs entre le Législatif et l'exécutif.

Ainsi le Président de la chambre des députés appartient-il toujours à la communauté chiite, mais ses pouvoirs sont quelque peu renforcés dans la mesure où son mandat passe d'un an renouvelable à quatre ans. Cette disposition le met désormais à l'abri de négociations et de marchandages dont sa fonction était jusque là l'enjeu. Ceci lui permet également de mieux asseoir son autorité sur une représentation nationale chargée de "surveiller" le gouvernement et d'élire le Président de la République.

Ce dernier, qui est toujours issu de la communauté maronite et dont les pouvoirs prévus dans la constitution de 1926 semblaient à certains exorbitants, est aujourd'hui littéralement dépouillé de toute autorité. Il n'est plus un président actif, encore moins un président arbitre. Le déclin de la charge et de la fonction se fait en faveur de l'autre composante de l'exécutif , le Conseil des ministres, et notamment de son président. Ce dernier hérite en fait du transfert en sa faveur, des pouvoirs au sein même de l'exécutif.

Nonobstant le fait que les architectes de Taëf aient réaffirmé à plusieurs reprises leur volonté d'abolir dans l'avenir le communautarisme, celui ci demeure aujourd'hui l'expression politique de la société libanaise. Il s'exprime comme le Pacte national de 1943 le prévoyait déjà, tant au sein de la représentation nationale législative qu'au niveau des charges de l'exécutif.

 

 

Réalité politique et réalité sur le terrain

 

        Après plus de quinze ans de guerre civilo-étrangère, le Liban se retrouve plus que jamais plongé dans un système confessionnel qui représente, dans la réalité, le plus petit dénominateur commun, les uns, les musulmans, refusant la laïcité qui remettrait en cause à leurs yeux le statut personnel, les autres, les chrétiens, rejetant la simple déconfessionnalisation politique.

L'accord de Taëf, dans ces conditions ne constitue, qu'un simple "réaménagement d'un règlement intérieur" . Mais ce qui est beaucoup plus grave c'est que ce nouveau règlement intérieur ne reflète d'aucune façon la réalité sur le terrain, tant sur le plan communautaire qu'au niveau de la classe politique.

Cette dernière s'est vue tout au long de la guerre confisquer son rôle  par les milices qui se sont substituées à l'Etat dans les régions qu'elles contrôlaient. Seule parmi les quatre grandes composantes de l'Etat libanais ([1]), la communauté sunnite ne disposait pas de milices.([2])Et voilà qu'elle apparaît, avec le texte de Taëf, comme le grand vainqueur de cette guerre du Liban à travers la Présidence du Conseil qui lui revient de coutume et qui est désormais le véritable centre de décision du pouvoir libanais. L'arrivée de Rafic Hariri à la tête du gouvernement, en 1992 et son retour aux affaires en l’an 2000 après deux ans de traversée du désert, rend les données encore plus complexes. En effet, l'homme d'affaires n'a jamais fait  partie de la classe politique traditionnelle, ce qui, outre son enracinement sudiste et "provincial", le situe naturellement en marge des familles et des clans. Son "parachutage" et les liens privilégiés qui le lient à la famille royale saoudienne, ne manque pas d'inquiéter ces derniers. De son succès ou de son échec dépend le retour au statu quo ante au sein de la communauté ou le renouvellement définitif de la classe politique sunnite.

Sa popularité au sein de la population -toutes confessions confondues- n'est pas sans rappeler celle du général Aoun. Prés de dix ans après sa disparition de la scène politique, celui-ci, dont le phénomène populiste dépassait largement le simple personnage, dispose aujourd'hui encore, au Liban,  de partisans farouches   qui constituent d'une certaine manière, la colonne vertébrale d'une opposition apparemment inexistante et invisible.

 

            Les deux personnages, qui se retrouvent certes dans des camps opposés, se ressemblent plus qu'il ne peut y paraître de prime abord: tous  deux sont d'origine modeste, tous deux ont gravi les échelons de leur "corporation"  jusqu'au sommet; tous deux bénéficient d'une image d'intégrité auprès de l'opinion, mais  tous deux rejettent surtout la primauté des milices comme celle de notables.

Mais la comparaison -audacieuse certes- s'arrête là. L'homme d'affaires libano saoudien est aujourd'hui Président du Conseil. Certains lui reprochent de vouloir "tout acheter avec son argent" même Beyrouth. Il est en effet l'initiateur  de la reconstruction du centre-ville de la capitale. Depuis sa nomination à l’issue d’élections triomphales en octobre 2000, le miracle économique tant attendu ne s'est pas produit. Néanmoins, l'opinion publique, toutes communautés confondues ne lui en tient pas rigueur, rendant plutôt le gouvernement précédent et les politiciens traditionnels responsables de la lenteur des résultats. 

 

            L'affrontement de Michel Aoun avec les milices chrétiennes, sa défaite militaire contre l'armée et l'aviation syriennes, les divisions de la communauté, la disparition ou l'assassinat de dirigeants, l'absence de projet chrétien cohérent et de ce fait la politique "réactionnaire" d'un camp  éclaté en lieu et place d'une politique volontariste et déterminée... tous ces éléments ajoutés aux circonstances régionales et internationales défavorables ont  été sans aucun doute autant de raisons de la perte d'influence des chrétiens au Liban. Celle-ci se manifeste tant au sein de la représentativité nationale, qu'au niveau du gouvernement et de la Présidence de la République . Force est de reconnaître toutefois que les dirigeants de la communauté, laïcs et religieux -mis à part quelques rares exceptions qui hélas confirment la règle- font montre d'une médiocrité sans précédent qui fait regretter à la population les clans et familles traditionnels. La notabilité chrétienne a repris néanmoins les affaires de la communauté en main à l'occasion de Taëf même si depuis elle est acculée à partager la direction de cette communauté avec ce qui reste ou ce qui est issu des milices. L'un des grands échecs des chrétiens aura été, outre leur division, leur incapacité de renouveler la classe politique.

 

            La communauté druze connaît, elle aussi le même problème, d'une manière néanmoins différente . En effet, le système clanique est bien plus ancré dans la société druze; et l'on comprend que Walid Joumblatt, hier dirigeant d'un "Mouvement national" qui dépassait les clivages communautaires, aujourd'hui exclusivement chef féodal druze, ne soit pas autant remis en question   que ne le sont  les dirigeants de la communauté chrétienne. En revanche, en dépit de la promesse contenue dans le texte de Taëf concernant la création d'un sénat - à mettre en place uniquement après l'abolition du communautarisme- et dont la présidence reviendrait à un druze, la communauté de M. Joumblatt n'a rien obtenu de substantiel. Certes, cette communauté ne représente, numériquement, que 7 à 8 % de la population ; elle n'en constitue pas moins , et cela depuis la création de l'Etat, une des composantes fondamentales du tissu politique et social libanais. De plus, depuis la guerre de la montagne en septembre 1983, elle contrôle toute la région du Chouf, dans le Mont-Liban, d'où sont partis la grande majorité des habitants chrétiens. Le décalage entre cette réalité, tant symbolique que géographique et la participation druze aux pouvoir entraîne naturellement une  frustration fortement ressentie au sein de la communauté.

 

        Quant aux  chiites hier encore communauté périphérique, concentrée dans le sud du pays et dans la vallée de la Bekaa, ils ne pourront en aucun cas se contenter des "miettes" que leur a laissé le texte de Taëf, avec le seul renforcement-on l'a vu- du rôle du Président de l'Assemblée Nationale. Devenue à l'heure actuelle la première communauté libanaise, du moins quantitativement ,  les chiites chercheront désormais à traduire dans les textes leur primauté numérique. Les gains qu'ils ont enregistrés sur le terrain tout au long de la guerre  ne se retrouvent pas dans le document de Taëf. Paradoxalement, sur le plan sociologique, les organisations chiites à l'intérieur de la communauté,  comme Amal ou le Hezbollah, ont d'ores et déjà réussi à entamer sérieusement la position des clans traditionnels et des notables.

 

          Mais la bataille entre elles se poursuit pour la direction effective de la communauté, avec un léger avantage, à l'heure actuelle, pour le Hezbollah qui, depuis plus de quinze ans, effectue un travail de fourmi au niveau social.

 

En 2000 il est apparu comme le grand vainqueur après le départ des Israéliens. Il a surtout réussi à confondre son image avec celle de la résistance nationale. Ses  moyens , il est vrai, sont considérables. Ne reçoit-il pas "pour ses oeuvres", prés de dix millions de dollars par an de l'Etat iranien? Et n'en a-t-il pas reçu,  entre 1979 et 1986, cinq fois  plus annuellement? De plus, la direction d'Amal, l'organisation rivale, incarnée par Nabih Berri, autrefois porteuse d'espoir, est  perçue  au sein de l'opinion publique, comme étant l'allié inconditionnel de la Syrie.

 

 

Le rôle de la Syrie

 

        Car on l'a bien compris: rien ne se fait au Liban sans l'aval de Damas. Tour à tour pompier, pyromane, arbitre, partie au conflit , la Syrie de Hafez Assad, et aujourd’hui celle de son fils Bachar, a réussi, au bout de quinze ans de guerres  à contrôler le Liban à travers une mainmise totale sur les institutions et également sur les communautés. Par le texte de Taëf, la représentation nationale- ou ce qu'il en restait- s'est laissée docilement convaincre, en subissant toutes sortes de pressions, de remettre entre les mains de la Syrie l'indépendance comme la souveraineté du pays. On peut relever néanmoins, avec le recul du temps, les contradictions de cette dernière partie du texte concernant les relations libano-syriennes et en premier lieu sans doute son existence même dans le cadre d'un document d'entente nationale alors qu'elle aurait pu y être adjointe, à la rigueur, comme avenant au texte principal.

Cette partie ignore, dans ses termes, la réciprocité entre les deux pays, prenant en compte les seuls dangers que peut représenter le Liban pour la Syrie et occultant le fait notoire que pendant plus de quinze ans, 90% des armes introduites au Liban l'ont été par la Syrie.

Rien ne se fait au Liban sans l'accord tacite de la Syrie, et ce depuis plus de vingt ans. Aujourd'hui, le mandat syrien au Liban est total; sa légalisation par le texte de Taëf est grave car en contradiction flagrante avec les termes mêmes de la constitution. De plus, le non respect de l'accord par  la partie syrienne elle-même le rend encore moins crédible: les troupes de Damas ne devaient-elles pas, comme le stipule très précisément le texte de Taëf, se redéployer depuis septembre 1992,  en dehors du "Grand Beyrouth",([3]) dans l'Est du pays? Il n'en a pourtant rien été.

 

         Et pourtant! Vingt six ans après le début du drame libanais, et alors même que la souveraineté du Liban est totalement confisquée, on peut se demander si toutes ces victoires syriennes sont irréversibles. On l’a vu au lendemain des élections législatives libanaises de septembre 2000 et sans doute en raison de l’accession de Bachar Assad au pouvoir à Damas, les langues se sont déliées et les relations syro-libanaises sont à l’ordre du jour à Beyrouth. La réappropriation de la parole au Liban, tant au sein de l’opinion publique que dans les médias. Dans la phase actuelle des négociations israélo-arabes, la carte libanaise donne incontestablement au jeu syrien un atout de plus. D'autant que Damas a perdu, depuis les accords d’Oslo de 1993, la carte palestinienne, ce qui risquait d'accentuer l'isolement de Damas tant au sein de la famille arabe  qu'auprès de la communauté internationale. Dans cette optique, le “ mandat ” syrien au Liban se conçoit essentiellement dans le cadre du rôle régional et international de la Syrie. Après avoir contraint les occidentaux et plus particulièrement les Français à se retirer du Liban, après avoir poussé les Arabes à s'en désintéresser, la Syrie a pu apparaître  comme l'arbitre de la situation et se poser comme un passage incontournable de toute diplomatie dans la région. La guerre du Golfe est venue à point nommé pour faire oublier aux chancelleries occidentales les similitudes entre les dictatures irakienne et syrienne et occulter le rôle de Damas au Liban. C’est ce qui explique sans doute la détermination syrienne par le biais des homme liges de Damas au Liban à rendre indiscutable la présence syrienne au Liban.

 

        Mais aucun de ces résultats n'est définitivement acquis. Les seules conséquences irréversibles de quinze ans de guerre civilo-étrangère au Liban, sont d'ordre interne: l'émergence d'une communauté chiite qui refusera désormais d'être mise au ban de l'Etat et de la société; la perte d'influence chrétienne en l'absence d'un projet politique national émanant de cette  communauté ; et enfin la situation économique et sociale catastrophique qui règne au Liban depuis que les armes se sont tues.

 

 

De la guerre économique et sociale

 

        Ce dernier élément constitue l'incertitude des prochains années. La population libanaise connaît une paupérisation accélérée. La disparition de la classe moyenne, l'émigration massive de lus de huit cent mille Libanais -les conditions de retour au pays étant encore aujourd'hui aléatoires-, le déplacement d'un million de personnes à l'intérieur du pays, une inflation dépassant régulièrement , tous les ans,  mille pour cent depuis la moitié des années quatre vingt, même si elle est réduite à moins de 10% depuis 1994, une livre libanaise devenue monnaie de singe, un pouvoir d'achat en perpétuelle érosion, des salaires qui rappellent les Pays les moins avancés ...

Tout cela creuse un fossé de plus en plus large entre une classe essentiellement composée de parvenus de la guerre et une majorité de la population devenue otage d'une situation économique après l'avoir été des milices, des obus et des bombes.

Tout cela, ajouté aux déséquilibres nombreux intercommunautaires issus du document de Taëf, constitue en fait des germes de revendications sociales qui risquent à terme de se retourner contre les dirigeants mais aussi contre la puissance de tutelle, la Syrie, transcendant alors, sans doute dans la violence, tous les clivages communautaires.

 

        Il n’en reste pas moins que le risque le plus dangereux qui menace le Liban est l’émigration massive d’une jeunesse de plus en plus désespérée. Risque d’autant plus dangereux que la seule matière première que le Liban peut exporter est le Libanais lui-même.

 

 

                                                                                                                                                                Antoine Sfeir

 

 

copyright : ENA Mensuel, AAEENA

 

 

RETOUR AU SOMMAIRE

 

 

 

HOME

           


[1]Maronite, sunnite, chiite et druze

[2]Les Mourabitoun , les "Vigilants" qui ont "régné" sur Beyrouth Ouest de 1975 à 1982 n'étaient qu'une excroissance des organisations palestiniennes au Liban, des Palestiniens perçus durant toute cette période comme une milice sunnite. Ils perdront leur place forte, la partie occidentale de la capitale après le départ des Palestiniens en 1982, face aux milices chiites d'Amal et du Hezbollah.

[3] Le terme de "Grand Beyrouth" englobe au delà des strictes limites de la capitale libanaise, la banlieue ainsi que les contreforts du Mont Liban.