HOME

 

Sous la direction de Karim Emile BITAR et Robert FADEL

 

 

 REGARDS SUR LA FRANCE 

  

Trente spécialistes internationaux dressent le bilan de santé de l’Hexagone

 

 

EDITIONS DU SEUIL, 2007

 

Disponible dans toutes les librairies ou sur le site de vente en ligne de votre choix, Fnac, Amazon, Alapage, Chapitre, Decitre, Mollat, Sauramps, La Procure... 

 

 

COUVERTURE              REVUE DE PRESSE                TABLE DES MATIERES              NOTICES BIOGRAPHIQUES

 

 

 

 

 

Sous la direction de Karim Emile BITAR et Robert FADEL

 

 

 REGARDS SUR LA FRANCE

 

 

 

 

Trente spécialistes internationaux dressent le bilan de santé de l’Hexagone

 

 

 

avec

 

Elizabeth Altschull, Mohammed Arkoun, Daniel Barenboim,

 

Joachim Bitterlich, Boutros Boutros-Ghali, Georges Corm,

 

 Domenico De Sole, Vladimir Fedorovski, Carlos Fuentes,

 

 Bronislaw Geremek, Alfred Grosser, Vaclav Havel,

 

Stanley Hoffmann, Tony Judt, Judith Lazar, Jonah Levy,

 

Christopher Mesnooh, Joseph Nye, Hélène Rey,

 

Louis-Bernard Robitaille, Jeffrey Sachs, Edward Said,

 

Martin Schain, André Schiffrin, Klaus Schwab, Ezra Suleiman,

 

Sami-Paul Tawil, Henri Vivier, Theodore Zeldin

 

 

 

Editions du Seuil, 640 pages, 30 €

 

 

 

 

Présentation de l’éditeur :

 

LA FRANCE traverse une véritable crise existentielle. Un désarroi bien réel, derrière les alarmistes théories du déclin, rend nécessaire l’établissement d’un bilan de santé de la France d’aujourd’hui en échappant au double écueil de l’arrogance et de l’auto-flagellation. Des personnalités des quatre coins du monde – anciens chefs d’État, politologues, économistes, patrons d’entreprises multinationales, écrivains, intellectuels, historiens, experts, tous réputés pour leur franchise et leur regard incisif – se sont efforcées de disséquer amicalement, mais avec objectivité et sans complaisance, les forces, faiblesses, atouts, blocages et opportunités de notre pays au début du XXIe siècle. Le rôle de la France dans le monde, les cartes maîtresses et les mauvais points de l’économie française, les intellectuels, l’école, l’université, l’édition, l’administration, la santé, le rapport à l’argent, la laïcité, les communautarismes, le droit français : tous ces sujets sont passés au crible sans langue de bois, sans concessions. De ces Regards sur la France ressort un tableau contrasté, d’autant plus passionnant qu’il est dressé à distance, hors du débat franco-français.

 

Les directeurs de l’ouvrage, KARIM ÉMILE BITAR et ROBERT FADEL, anciens élèves de l’ENA, sont français et libanais.

 

 

 

 

 

REVUE DE PRESSE

 

  

« Rien de plus stimulant que le regard porté par les autres sur une France minée par le doute. Surtout lorsqu'il s'agit de francophiles inquiets d'une crise existentielle alimentée par tous les « déclinologues » et la fâcheuse tendance des Français à l'auto-flagellation. Persuadés de la nécessité de secouer cette frilosité et ces peurs en tendant un miroir sans complaisance, Karim Emile Bitar et Robert Fadel ont réunis dans cet ouvrage les témoignages, entretiens, analyses, d'une trentaine de personnalités venues de tous les continents et de tous les horizons : des musiciens comme Daniel Barenboïm, des hommes d'affaires comme Domenico de Sole, des économistes comme Jeffrey Sachs ou Hélène Rey, d'anciens chefs d'Etat comme Vaclav Havel ou des sociologues comme Judith Lazar, sans oublier Edward Said, l'un des plus brillants intellectuels américains, décédé quelques semaines après avoir contribué à cet ouvrage. Il en ressort une mosaïque de jugements doux-amers sur les atouts gâchés ou persistants mais aussi les blocages et les faiblesses de la France propres à faire réfléchir plus d'un lecteur. Car sont passés au crible la vie intellectuelle, économique, politique de notre pays. Son rôle pour le moins inégal sur la scène européenne et internationale. Ces trente auteurs, en quête d'une France moins arrogante et finalement plus sûre d'elle-même, ne peuvent laisser indifférents. Il n'est malheureusement pas certains qu'ils parviennent à sortir le pays de ce nombrilisme dans lequel il se complait. Pour le grand désarroi de ses plus fervents partisans. »

Les Echos

 

 

« Il y a là Tony Judt, Bronislaw Geremek, Stanley Hoffmann et quelques autres dont la réflexion porte au-delà de la présidentielle, au-delà même de la France, puisqu’il y est question de démocratie, d’Europe, du devenir-monde et du vivre-ensemble. On lira notamment l’interview qu’Edward Said a donnée quelques semaines avant sa mort et dans laquelle il démolit avec élégance l’intelligentsia française, de Camus à Glucksmann.»

 

Philippe Thureau-Dangin, Courrier International

 

La France vue du ciel… Karim Émile Bitar, énarque et consultant en communication, a coordonné un ouvrage d’intellectuels internationaux qui proposent leurs visions de la France de 2007. Il fallait une bonne dose de courage, voire d’audace, pour publier, pendant la campagne présidentielle, un livre politique qui ne soit ni un portrait de candidat ni un recueil de petites phrases ou demi-secrets. Regards sur la France tombe pourtant à pic pour balayer vigoureusement nombre d’idées reçues et replacer les principaux enjeux qui attendent la France : politique étrangère, place et fonctions de l’État, défis éducatifs et culturels, rôle des intellectuels. Pour aborder ces thèmes complexes, souvent sujets à manipulations idéologiques, les éditions du Seuil ont fait appel à trente personnalités étrangères, dont les analyses se révèlent passionnantes pour leur perception et leur clarté. Il y a là des intellectuels connus, dont on ne découvre pas les thèses (Mohammed Arkoun, Boutros-Boutros Ghali, Bronislaw Geremek, Vaclav Havel, Stanley Hoffmann, André Schiffrin, Ezra Suleiman), mais le croisement de ces pensées issues d’horizons divers apporte un formidable courant d’air frais. D’où il ressort un attachement des intellectuels étrangers à la voix de la France, un scepticisme pour le déclin inexorable de notre pays et une critique terrible de notre vie intellectuelle. Une commande groupée est vivement conseillée rue de Solférino.

Luc Chatel, Témoignage chrétien

 

« Au témoignage des observateurs étrangers eux-mêmes (voir l’enquête de deux énarques, Karim Emile Bitar et Robert Fadel, Regards sur la France, Trente spécialistes internationaux dressent le bilan de santé de l’Hexagone, Seuil), la société civile française, étouffée par la pression des prélèvements et des normes, freinée dans ses capacités de travailler et de produire et impatiente de se prendre en main, est moins hostile à l’idée libérale, et plus ouverte au monde qu’on  ne veut bien le dire. »

 

Alain-Gérard Slama, Le Figaro

 

 

Karim Emile Bitar est à l’origine de ce livre et a interviewé la plupart des intervenants. Il montre l’universalisme français. Il est français, mais aussi libanais et canadien. Je recommande à tous ceux qui n’aiment pas les intellectuels « people » de lire ce qu’écrit Karim Emile Bitar. Il soutient que l’oeuvre de ces derniers ne passe pas les frontières françaises et qu’ils font de l’agitation médiatique, un point c’est tout. Il y a certains intellectuels du côté de Saint Germain des Près qui n’ont pas apprécié.

 

Olivier Mazerolle, Les Grands Débats de BFM

 

 

Un portrait incisif de l’Hexagone. « Regards sur la France » ne pouvait pas mieux tomber. Le livre est un véritable bol d’air. C’est comme si les trente contributeurs avaient ouvert une fenêtre pour chasser un air vicié tantôt par l’autoflagellation tantôt par l’arrogance. Le ton est sans concession mais souvent plein d’humour et toujours empreint de tendresse.

La République du Centre

 

Plein feux sur l’Hexagone. Après que les candidats à la présidentielle ont égrené les problèmes nationaux pour y apporter leurs remèdes,  la trentaine de personnalités internationales, invitées par Karim Emile Bitar et Robert Fadel - deux Franco-Libanais anciens élèves de l'ENA - à analyser le malaise national assurent que la France n'est pas en déclin, que sa société est loin d'être bloquée, et que son influence continue d'être sans commune mesure avec son poids démographique (1 % de la population mondiale) Comment dès lors expliquer le vague à l'âme des Français ? Les diagnostics sur les causes divergent. La France, qui a perdu son rôle de grande puissance, « ne parvient pas à s'adapter à cette nouvelle situation, bien que ce processus soit dans la logique du développement de l'ordre mondial », opine l'historien polonais Bronislaw Geremek. D'autres pointent du doigt nos dirigeants : « Il semble que la France ait perdu cette capacité qu'elle avait de produire de vrais hommes d'Etat, qui peuvent voir loin et percevoir toutes les données d'un problème » (l'historien britannique de l'université de New York - NYU - Tony Judt). Beaucoup vilipendent les intellectuels, bien moins « brillants » que leurs aînés : ils « fonctionnent en véritable Milieu, au sens Camorra du terme » (le spécialiste de l'Allemagne, Alfred Grosser) et n'ont plus d'audience à l'étranger (le Palestino-Américain Edward Said, interrogé peu de temps avant sa mort). Surtout, à l'heure du capitalisme roi, notre problème majeur découlerait de notre relation pitoyable avec l'argent tabou, dépeinte avec grande truculence par le journaliste canadien Louis-Bernard Robitaille.» Contre la « sinistrose », on invoque souvent les mêmes remèdes. D'abord, décentraliser et réformer davantage. « Les Français sont un peuple assez conservateur et ne font des réformes que lorsque les choses vont tellement mal qu'elles nécessitent une révolution » (Stanley Hoffmann, de l'université Harvard). Abandonner la stratégie étatique de « l'anesthésie sociale » pour remettre les chômeurs au travail (le politologue américain Jonah Levy). Refinancer de toute urgence les universités et adapter leurs cursus, etc. « Lumière pour les autres pays », selon l'écrivain mexicain Carlos Fuentes, la France « est dans une position de leadership sur la question essentielle de notre temps : rendre viable la mondialisation, la rendre plus juste, plus équitable et plus propre », estime l'économiste américain Jeffrey Sachs, qui salue, comme la plupart des auteurs, l'importance de l'héritage laïc de la France. Certains, tels Boutros Boutros-Ghali ou l'historien Mohammed Arkoun, voudraient qu'elle le défende avec davantage de vigueur.

Le Monde

  

 

Un ouvrage monumental. Un panel impressionnant. Un magnifique instrument de référence.

 

René Aggiouri, La Revue du Liban

 

C’est un livre très plaisant qui est paru sous le titre Regards sur la France. Il a été dirigé avec le plus grand brio par l’intellectuel français d’origine libanaise Karim Emile Bitar, avec son ami Robert Fadel. Parmi les personnalités sollicitées, citons l’ancien président tchèque Vaclav Havel, l’ancien ministre polonais des affaires étrangères et l’ami de Lech Walesa Bronislaw Geremek, le professeur Joseph Nye, ami de Bill Clinton et membre de son administration pour la sécurité et la défense nationale, l’historien britannique Theodore Zeldin, professeur à Oxford et grand spécialiste des affaires françaises. Sans oublier beaucoup d’autres et non des moindres comme le célèbre musicien israélien Daniel Barenboim, l’ami d’Edward Said. Citons également le superbe entretien avec le grand écrivain mexicain Carlos Fuentes, qui a pour titre : Réflexions sur les intellectuels, la culture française et la littérature. Et l’entretien non moins important avec le professeur de sciences politiques à Harvard  Stanley Hoffmann, qui a le beau titre « Français, calmez-vous, la France ne tombe pas… ! » Quatre personnalités bien connues dans le monde arabe ont également participé à cet ouvrage : Edward Said lui-même, Georges Corm, l’un des grands représentants des Lumières dans le monde arabe, qui écrit sous le titre La place de laïcité à la française dans la postmodérnité et la globalisation,  Boutros Boutros-Ghali, qui a donné un entretien passionnant sur Quel projet français dans le monde de demain ?, et notre maître Mohammed Arkoun sur La relation France-Islam et les réponses de l’islamologie appliqué. L’entretien avec Edward Said fut le dernier qu’ait accordé le grand disparu, quelques semaines avant sa mort. Cet entretien a constitué le « testament français d’Edward Said » comme l’a écrit le coordonnateur général de l’ouvrage, Karim Emile Bitar, jeune intellectuel qui impressionne par l’étendue de ses connaissances.

Hachem Saleh, Al Awan

 

 Je recommande vivement la lecture de ces Regards sur la France. Extrêmement intéressant.

 

Pascal Boniface, Questions internationales

    

Très peu de temps avant sa mort, et après plus de dix ans de combat avec la leucémie lymphoïde chronique, Edward Said accordait un entretien exceptionnel à l’intellectuel franco-libanais Karim Emile Bitar, faisant ainsi une ultime entorse à la règle qu’il s’était fixée de ne plus accorder d’entretiens en raison de son état de santé. Cet entretien jusque là inédit a maintenant été publié dans l’ouvrage de Karim Emile Bitar et de Robert Fadel, Regards sur la France, paru aux Editions du Seuil, avec des contributions de Mohammed Arkoun, Boutros Boutros-Ghali, Georges Corm, Carlos Fuentes, Vaclav Havel, Stanley Hoffmann, Theodore Zeldin et d’autres… Ce dernier entretien avec Edward Said prend donc une importance particulière fait figure de « testament français » d’Edward Said », et est donc porteur d’une grande symbolique. Le penseur disparu a donc adressé ses dernières pensées à la France et à ses intellectuels, lui qui a connu de près la culture et la littérature françaises, en dépit du fait qu’il vécut aux Etats-Unis, où il fut l’un des rares intellectuels universalistes engagés. Cet entretien d’Edward Said avec Karim Bitar est unique car il permet de découvrir une facette quasiment nouvelle de l’auteur de L’Orientalisme.

Al Hayat

     

De toutes les personnes éminentes, et même pour certaines illustres, qui s’expriment dans un livre publié au Seuil, qui s’intitule Regards sur la France, j’ai retenu pour ma part le point de vue de Louis Bernard Robitaille, journaliste canadien, correspondant à Paris du grand journal La Presse, qui dit de nous quelque chose que nous n’entendons jamais, sur le fait que nous sommes, nous les Français, le peuple le moins doué en Occident pour le commerce et, ceci explique peut-être cela, il constate que l’argent est en France un sujet tabou !

 

Dominique Souchier, Europe 1

 

 

Leur amour, comme leur discours est sans complaisance. Mais sommes-nous prêts à l'entendre ?  Sommes-nous prêts à être français sans être hexagonaux ? It's a long way…

 

                                                                                                                         Sud-Ouest

 

 

« A lire avant de  voter ».

 Philippe Lefait, Les Mots de Minuit, France 2

 

Karim Emile Bitar, qui assure la direction de notre Revue, et Robert Fadel se sont associés pour mener (à bon port) cette difficile entreprise. (…) Une véritable somme qui englobe toutes les facettes de notre société et de nos institutions. Un bilan de santé dressé avec intelligence et sans complaisance. Ils ont bien fait de réaliser ce livre au moment où notre pays traverse une véritable crise existentielle et ils ont bien fait de croire au renouveau français. (…) Dans le dernier chapitre, Karim Emile Bitar s’est attaché à traiter un sujet (qui nous est cher) et avec quelle maîtrise ! : Sciences Po et l’Ena : splendeurs et misères de l’élitisme républicain. Car l’élitisme républicain est au cœur du système français. Tour à tour il évoque la vision gaullienne où l’élitisme républicain est revendiqué et assumé. Il y consacre des pages extrêmement intéressantes. Plus loin, il examine l’élitisme face à ses détracteurs, et ensuite le concept du concours,  un principe républicain par excellence. Dans une dernière partie de sa contribution, il pose la question de la réforme de l’Ena et de l’avenir de l’élitisme républicain.  Ce livre est une véritable réussite.

Robert Chelle, L’ENA hors les murs

Sans tabous, ni concessions. Des regards souvent vifs.

                                                                                                            La Libre Belgique

 

 

 

Face à la crise bien réelle dans laquelle est plongé le pays depuis des années, des intellectuels - politologues, économistes ou anciens chefs d'état cherchent à comprendre les raisons d'un naufrage que rien ne semblait préparer. Pour en finir avec les clichés de l'exception culturelle, ils détaillent point par point les atouts et les faiblesses de l'administration, de l'industrie et des universités, stigmatisant l'émergence de phénomènes communautaristes, ainsi que la remise en cause de la laïcité. Une suite de regards croisés qui dresse un tableau sans concession de l'hexagone d'aujourd'hui.

Ombres blanches

 

 

Leur regard est extérieur, et donc impartial.

Politique Magazine

 

 

Un ouvrage volumineux, riche, dense, substantiel.

Jacques Cros-Saussol, Le Journal de Millau

 

Les signatures sont nombreuses, de Vaclav Havel à Vladimir Fedorovski, de Bronislaw Germek à Boutros Boutros-Ghali, ou encore de Klaus Schwab à Edward Said. Un livre important, solide et pénétrant. Les regards portés depuis l’étranger sur notre pays ne sont pas tendres, même s’ils ne manquent pas d’humour.

Etudes sociales et syndicales

Un ouvrage quasi encyclopédique qui fait la lumière sur la crise française.

An Nahar

Des dizaines de personnalités, d’écrivains et de chercheurs ont contribué à cet ouvrage. La question posée est la suivante : comment les grands intellectuels du monde voient-ils la France ? Est-elle vraiment en déclin ?

Al Bayan

 

Anciens chefs d’Etat, économistes, chefs d’entreprises, historiens, experts, écrivains, se penchent au chevet de la France, non pas pour l’aider à mourir, mais pour aider à la mieux comprendre. (…) La question des élites est abondamment traitée (celle de l’ENA et de Sciences Po notamment), tout comme la question du rôle des intellectuels. La tonalité générale de cet ouvrage est confiante. Notre pays dispose toujours des moyens d’affirmer son rayonnement international et son statut de « grande puissance culturelle ».

La lettre de la rue Saint Guillaume, revue des anciens élèves de Sciences Po

 

Les analyses détaillées, plus ou moins sarcastiques et humoristiques, nous renvoient une image de notre pays parfois bien étonnante, -voire bien détonante. Un ouvrage qui bouscule l’image que nous avons de nous-mêmes et de ce fait nous invite à une réflexion en profondeur sur notre société et la place que nous y prenons.

EGMIL, Revue du diocèse des armées

 

Les ministres sont en vacances. A toutes et tous, Nicolas Sarkozy, parti au bord d’un lac américain, a recommandé de rester joignables mais de prendre « de vraies vacances ». Alors on s’en voudrait de gâcher un repos bien mérité. Mais à ces ministres en exercice estival, on recommandera tout de même la lecture d’un  livre publié au Seuil. (Regards sur la France, 30 spécialistes internationaux dressent le bilan de santé de l’Hexagone, sous la direction de Karim Emile Bitar et Robert Fadel). Ils s’appellent Altschull, Barenboim, Bitterlich, Fuentes, Havel, Fedorovski… Sur la France du XXI ème siècle, ils portent des regards venus de partout. Ca nous change du  « nombrilisme » hexagonal ! Que disent ces spécialistes ? D’abord une bonne nouvelle : ils ne partagent pas le pessimisme des déclinologues parisiens si pressés d’envoyer aux pelotes le fameux modèle français. Pour eux, voici la recette du renouveau : réaffirmation des valeurs républicaines de laïcité, d’égalité et de solidarité, nouvel essor de la vie intellectuelle, prise de conscience que la mondialisation n’est pas systématiquement génératrice de précarité., réconciliation avec le monde de l’entreprise, résurrection du rêve européen… Sur chaque sujet, de quoi occuper les belles soirées d’été des ministres en vacances.

Bruno Vouters, La Voix du Nord

 

Si la campagne électorale et les premiers mois de gouvernement ont mis au premier plan les sujets économiques (pouvoir d’achat, heures supplémentaires, déductions fiscales…), la France du XXIe siècle est peut-être en train de passer à côté d’un chantier majeur. Quand les experts internationaux regardent notre pays (étude menée par Karim Emile Bitar et Robert Fadel sous le titre Regards sur la France), on s’aperçoit que le fameux déclin n’est pas forcément celui qu’on pense. Nos experts cravatés l’attribuent volontiers à l’absence de compétitivité de notre économie. Eh bien, ce n’est pas l’avis des observateurs étrangers. Ceux-ci nous voient d’un autre oeil. La France qu’ils regrettent, c’est celle des chercheurs, des intellectuels, des créateurs, des scientifiques, des pionniers de la technologie ou de la pensée…

Bruno Vouters, 2ème article, La Voix du Nord

Le tableau est passionnant.

La Gazette de la Presse Francophone

 

 

TABLE DES MATIERES

 

 

 

Les auteurs : Notices biographiques

 

 

Introduction Générale : De la crise existentielle au renouveau français, par Karim Emile Bitar

 

 

PREMIERE PARTIE : SOCIETE, CULTURE, VIE INTELLECTUELLE

 

Le point sur les passions françaises : Entretien avec Théodore Zeldin

 

Quelle musique et quel tempo pour la France ? : Entretien avec Daniel Barenboim

 

Les intellectuels français entre universalisme et repli identitaire : Entretien avec Edward Said

 

Edition sans éditeurs et contrôle de la parole : Entretien avec André Schiffrin

 

Le milieu intellectuel français : une Camorra : Entretien avec Alfred Grosser

 

Les dévoiements des intellectuels français : Entretien avec Tony Judt

 

Réflexions sur les intellectuels, la culture française et la littérature : Entretien avec Carlos Fuentes

 

Le grand secret : les Français et l’argent, par Louis-Bernard Robitaille

 

Regards critiques sur la santé mentale en France : Entretien avec Sami-Paul Tawil

 

Car tel est notre bon plaisir : un regard belge sur la "Sérénissime République de France", par Henri Vivier

 

 

 

DEUXIEME PARTIE : POLITIQUE, RELATIONS INTERNATIONALES, LA FRANCE DANS LE MONDE

 

La France, les Etats-Unis et le soft-power, Entretien avec Joseph Nye

 

« Français, calmez vous ! La France ne tombe pas… » : Entretien avec Stanley Hoffmann 

 

Quel projet français pour le monde de demain ? : Entretien avec Boutros Boutros-Ghali

 

France - Allemagne : le moteur sans carburant, par Alfred Grosser

 

La France, une société prisonnière de blocages internes ? Une réflexion comparative, par Joachim Bitterlich

 

Les corporatismes, les ressorts cachés de la réussite française, les relations transatlantiques, Entretien avec Ezra Suleiman

 

La France et l’Europe de l’Est : Entretien avec Vladimir Fedorovski

 

Une union toute naturelle, par Vaclav Havel

 

Surmonter les frustrations et fonder la politique sur l’espoir : Entretien avec Bronislaw Geremek

 

La place de la laïcité à la française dans la post-modernité et la globalisation, par Georges Corm

 

La relation France –Islam : les réponses de l’islamologie appliquée, par Mohammed Arkoun

 

Le droit français dans le monde, par Christopher J. Mesnooh

 

L’extrême droite en France : la normalisation dangereuse, par Martin Schain

 

 

 

TROISIEME PARTIE : DE L'EDUCATION A LA VIE ECONOMIQUE ET SOCIALE

 

 

Une France compétitive en faveur du développement : Entretien avec Jeffrey Sachs

 

La compétitivité de la France dans le contexte de la mondialisation, Entretien avec Klaus Schwab

 

La France et ses économistes, par Hélène Rey

 

Entreprendre en France, Entretien avec Domenico De Sole

 

La compétitivité : une illustration des paradoxes français ? par Robert Fadel

 

Après l’étatisme, la nouvelle intervention de l’Etat en France, par Jonah Levy

 

La crise de l’Ecole en France, un drame petit-bourgeois ? par Elizabeth Altschull

 

L’université française : une « exception » mal en point, par Judith Lazar

 

Sciences-Po et l’ENA : Splendeurs et misères de l’élitisme républicain, par Karim Emile Bitar

 

 

Conclusion, Pour une France des espérances, par Robert Fadel

 

 

Remerciements

 

 

 

Notices biographiques

 

 

 

Les directeurs d’ouvrage

 

 

Karim Émile Bitar est né le 25 septembre 1972. Il est ancien élève de l’Ena (promotion Cyrano de Bergerac, 1997-1999) et diplômé de l’Institut d’études politiques (IEP) de Paris. Il a également suivi des études de droit, d’économie, de relations internationales et d’histoire à la Sorbonne et aux universités McGill et Harvard. Il a été pendant 4 ans, chargé de mission pour le développement, la stratégie et les affaires extérieures du Groupe Canal + (Vivendi Universal). Aujourd’hui consultant en stratégie et en communication, il est aussi directeur de la rédaction de L’Ena hors les murs, la revue mensuelle des anciens élèves de l’Ena. Il est libanais, français  et canadien.

 

 

Robert Fadel est né le 12 janvier 1970. Il est ancien élève de l’Ena (promotion René Char 1993-1995) et diplômé de l’IEP de Paris. Il a été pendant 6 ans consultant en stratégie au sein du Monitor Consulting Group, à Boston et à Paris. Il est aujourd’hui directeur général d’un groupe de grande distribution basé à Beyrouth. Il est également ancien président de la Confédération des associations d’anciens élèves de l’Ena, qui regroupe l’ensemble des associations d’anciens élèves de l’Ena dans le monde. Il est libanais et français.

 

 

 

Les contributeurs

 

 

Elizabeth Altschull, américaine, est professeur dans un lycée parisien et a donc une expérience concrète et quotidienne du système scolaire français. Elle a publié un essai intitulé L'École des Ego, contre les gourous du pédagogiquement correct (Albin Michel, 2002). Elle a fait partie de la Commission Thélot sur l’éducation nationale, dont elle a démissionné pour marquer son désaccord avec les orientations du rapport.

 

 

Mohammed Arkoun, est né en 1928 en Algérie. Il est professeur émérite à la Sorbonne nouvelle, intervenant fréquent dans plusieurs grandes universités américaines, et ancien membre de la Commission Stasi sur la laïcité. Parmi ses très nombreux ouvrages, citons Humanisme et islam, combats et propositions (Vrin, 2005), De Manhattan à Bagdad, au-delà du bien et du mal (avec Joseph Maïla, Desclée de Brouwer, 2003), La Pensée arabe (PUF, 2003), ainsi que Rethinking Islam : Common Questions, Uncommon Answers (Westview Press, 1994), et The Unthought in Contemporary Islamic Thought, (London, Saqi Books, 2002). Il est considéré comme le père fondateur de l’islamologie appliquée.

 

 

Daniel Barenboim, argentin et israélien, citoyen d’honneur de l’Espagne, est né en 1942 à Buenos Aires de parents émigrés russes. Après avoir dirigé l’Orchestre de Paris, puis le Chicago Symphony Orchestra, il est aujourd’hui directeur musical général du Deutsche Staatsoper de Berlin et de la Scala de Milan. Il a donné son premier récital de piano à l’âge de 7 ans. Il a célébré le cinquantième anniversaire de cet événement fondateur en l’an 2000, en donnant une série de concerts dans le monde entier, qui a culminé avec une intégrale des symphonies et concertos pour piano de Beethoven au Carnegie Hall de New York. Il participe au festival de Bayreuth depuis 1981. Son autobiographie a pour titre Une Vie en musique (Belfond, 1996). Il a également publié avec son ami Edward Said, Parallèles et paradoxes, Explorations musicales et politiques (Le Serpent à plumes, 2002). Daniel Barenboim et Edward Said ont reçu le prix de la Fondation du Prince des Asturies pour La Paix et la Concorde. Barenboim a reçu le Prix de la Tolérance, de l’Académie protestante de Tutzing en 2002 et, avec son collègue Rostropovich, le prix Wolf en 2003. Le président de la République fédérale d’Allemagne lui a décerné le Grosses Bundesverdienstkreuz, le plus prestigieux prix octroyé à ceux qui ne sont pas chefs d’État. Daniel Barenboim est également Charles Eliot Norton Professor of Poetry à Harvard. Il a reçu, en 2006, le Ernst von Siemens Music Prize, considéré comme « le prix Nobel de la musique ».

 

 

Joachim Bitterlich, ancien ambassadeur de la République Fédérale Allemande, ancien Conseiller Diplomatique et de Sécurité auprès du Chancelier Helmut Kohl, est actuellement Directeur des Affaires internationales de Veolia Environnement Paris. Il a publié notamment France-Allemagne, mission impossible ? Comment relancer la construction européenne (Albin Michel/Fondation Robert Schuman, 2005).

 

 

Boutros Boutros-Ghali est né le 14 novembre 1922. Il est diplômé de l'IEP de Paris et docteur en droit. Ancien secrétaire général des Nations unies (1992-1997), ancien secrétaire général de la Francophonie (1997-2002), ancien ministre d'État chargé des Affaires étrangères de l'Égypte, négociateur des accords de paix israélo-égyptiens de Camp David, il a également été professeur de doit international et journaliste. Il est l'auteur de nombreux ouvrages dont 60 ans de conflit israélo-arabe, témoignages pour l’histoire (avec Shimon Peres, entretiens avec André Versaille, Editions Complexe, 2006), En attendant la prochaine lune (Fayard, 2004), Démocratiser la mondialisation (entretiens avec Yves Berthelot, Éditions du Rocher, 2002), Paix, développement et démocratie. Trois agendas pour gérer la planète (Editions A. Pedone, 2002), Mes années à la maison de verre (Fayard, 1999) et Le Chemin de Jérusalem (Fayard, 1997).

 

 

Georges Corm, né en 1940, est diplômé de l’IEP de Paris et docteur en droit. Économiste, sociologue et historien, il est consultant auprès de banques centrales et de divers organismes internationaux. Ancien ministre libanais des Finances, il est l’auteur de très nombreux ouvrages, notamment La Question religieuse au XXI è siècle (La Découverte, 2006), Le Proche-Orient éclaté 1956-2005 (Gallimard, 2005), Le Liban contemporain (La découverte, 2005), Orient-Occident, la fracture imaginaire (La découverte, 2002), et Le Nouveau désordre économique mondial (La découverte, 1993).

 

 

Domenico De Sole, né à Rome en 1944, ancien PDG du groupe Gucci, est membre du Conseil d’administration de Procter & Gamble et du groupe Ermenegildo Zegna. Italien et américain, il est diplômé en droit de l’université Harvard.

 

 

Vladimir Fédorovski est russe, romancier et essayiste, ancien conseiller de Mikhail Gorbachev ; il fut diplomate pendant les grands bouleversements à l'Est. Ses livres, écrits en français, sont traduits dans de nombreux pays et récompensés par cinq prix littéraires, dont le prix de l'Europe. Il est l’auteur d’une quinzaine d’ouvrages parus en France, notamment Le roman de L’Orient-Express  (Editions du Rocher, 2006), Paris-Saint Petersbourg (Presses de la Renaissance, 2005), Le Roman du Kremlin (Editions du Rocher, 2004), et Le Roman de Saint-Pétersbourg : les amours au bord de la Neva (Editions du Rocher, 2003), Les Tsarines (Editions du Rocher, 2002), De Raspoutine à Poutine, les hommes de l’ombre (Perrin, 2001).

 

 

Carlos Fuentes, est né en 1928. Il est écrivain, ancien ambassadeur du Mexique à Paris et enseignant dans plusieurs grandes universités américaines. La publication, en 1962, de La Mort d’Artemio Cruz fait de lui l’une des figures de proue de la littérature latino-américaine. Parmi ses nombreux ouvrages, on peut également citer Le Siège de l’Aigle (Gallimard, 2006), Contre Bush (Gallimard, 2005), Ce que je crois (Grasset, 2003), L’instinct d’Inez (Gallimard, 2003), Les Années de Laura Diaz (Gallimard, 2001), Diane ou la chasseresse solitaire (Gallimard, 1999). Couronné en 1984 par le Prix national de littérature du Mexique, Carlos Fuentes a reçu le Prix Cervantès en 1987, le prix du Prince des Asturies en 1994, le Grand Prix Metropolis Bleu pour l’ensemble de son œuvre en 2005, et de nombreuses autres décorations.

 

 

Bronislaw Geremek, ancien ministre polonais des Affaires étrangères, député européen, figure de proue du syndicat Solidarnosc, acteur majeur des événements ayant bouleversé le cours de l’histoire en Europe de l’Est lors de la chute du communisme à la fin des années 1980, il est aussi un historien médiéviste, auteur notamment de La Potence et la Pitié, l’Europe des pauvres du Moyen-Âge à nos jours (Gallimard, 1987), Les Fils de Caïn, l’image des pauvres et des vagabonds dans la littérature européenne (Flammarion, 1991), et Les Marginaux parisiens au XIe et au XVe siècle (Flammarion, 1976).

 

 

Alfred Grosser, né en Allemagne en 1933 est professeur émérite à l’IEP de Paris, chroniqueur à Ouest-France et à La Croix. Il est l’auteur d’une vingtaine d’ouvrages, notamment La France, semblable et différente (Alvik, 2005), L’Allemagne, différente et semblable, (Alvik, 2002), Le Crime et la mémoire (Flammarion, 1989), Une Vie de Français (Flammarion, 1997), Les Identités difficiles, (Presses de Sciences-Po, 1996), La Politique en France (Armand Colin, 1984), Le Sel de la terre (Seuil, 1981), La IV ème République et sa politique extérieure (Armand Colin 1967).

 

 

Vaclav Havel, ancien président de la République Tchèque, est né le 5 octobre 1936 à Prague. Il est considéré comme l'une des figures de proue du Printemps de Prague (1968). Il a joué un rôle central durant la Révolution de velours, en 1989, qui mit fin au régime communiste. Auteur dramatique, il contribua, en 1977, à fonder la Charte 77, une organisation de défense des droits de l'homme en Tchécoslovaquie. Entre 1979 et 1983, il fut emprisonné à maintes reprises pour ses idées. Récipiendaire de plusieurs décorations de l'État ainsi que de plusieurs honneurs internationaux pour ses ouvrages littéraires, pour ses efforts maintenus au service de ses concitoyens, pour ses opinions ainsi que pour sa position face au non-respect des droits de l'homme dans son pays.

 

 

Stanley Hoffmann, né à Vienne en 1928, est professeur de sciences politiques à Harvard. Il est diplômé de l’IEP de Paris et docteur en droit. Il a fondé le centre d’études européennes de Harvard en 1969 et l’a présidé jusqu’en 1995. Il est l’auteur de nombreux ouvrages dont Gulliver empêtré (Seuil, 1971), La France, déclin ou renouveau (Seuil, 1974), Sur la France (Seuil, 1976), Une Morale pour les monstres froids, pour une éthique des relations internationales (Seuil, 1982), Le Dilemme américain, suprématie ou ordre mondial (Economica, 1982), Janus and Minerva, Essays in the Theory and Practice of International Relations (Westview, 1987), L’Amérique vraiment impériale ? (Audibert, 2003) et America’s Imperial Temptation and The War in Irak (Rowman and Littlefield, 2006).

 

 

Tony Judt, historien britannique, a obtenu son PhD de l'Université de Cambridge en 1972. Après avoir enseigné à Oxford et Berkeley, il est aujourd'hui Erich Maria Remarque Professor in European Studies à New York University et directeur du Remarque Institute. Auteur, notamment de Postwar, A History of Europe since 1945 (Penguin Press, 2006), The Politics of Retribution in Europe: World War Two and its aftermath (Princeton University Press, 2000), The Burden of Responsibility: Blum, Camus, Aron and the French Twentieth Century (University of Chicago Press, 1998), Marxism and the French Left: studies in labor and politics in France, 1830-1981 (Oxford University Press, 1986), Le Marxisme et la gauche française (Hachette, 1987), Past imperfect: French intellectuals, 1944-1956, (University of California Press, 1992), (Un Passé imparfait, les intellectuels français, Fayard, 1992).

 

 

Judith Lazar est sociologue. D'origine austro-hongroise par ses parents, elle a vécu en France et au Canada. Ses principaux sujets d'intérêt sont la transmission de la connaissance, l'opinion publique, la vie universitaire et le rôle des mass médias. Elle est l'auteur de plusieurs ouvrages dont 100 Mots pour introduire aux théories de la communication (Les Empêcheurs de penser en rond, 2004), La Violence des jeunes (Flammarion, 2002), Sociologie de la communication de masse, (coll. « U », Armand Colin, 2001), La Science de la Communication, (coll. « Que sais-je? », PUF, 2002), et Les Secrets de famille de l'université, ouvrage préfacé par Marcel Gauchet (Les Empêcheurs de penser en rond, 2001).

 

 

Jonah Levy est professeur de sciences politiques à l’Université de Berkeley. Titulaire d’un Bachelor of Arts de l’Université Harvard et d’un PhD du Massachussets Institute of Technology, il est l’auteur notamment de Tocqueville’s Revenge, State, Society, and Economy in Contemporary France (Harvard University Press, 1999).

 

 

Christopher J. Mesnooh est avocat aux barreaux de Paris, New York et de Washington D.C., associé au sein du cabinet d'avocats Hughes Hubbard & Reed LLP à Paris. Il a obtenu son Bachelor of Arts en sciences politiques ainsi qu'un master en Relations internationales à Columbia University et son diplôme de droit à la Yale Law School. Il est l'auteur d'un ouvrage sur le droit français, Law and Business in France, (Kluwer Academic Publishers, 1994), ainsi que de nombreux articles en français et en anglais sur les droits français, américain et international.

 

 

Joseph S. Nye Jr. est ancien doyen de la Kennedy School of Government de Harvard et Sultan of Oman Professor of International Relations. Il est retourné à Harvard en 1995, après avoir servi comme secrétaire adjoint à la défense pour les affaires de sécurité internationale (position qui lui a valu deux Distinguished Service Medals), et comme Chair du National Intelligence Council. Nye a rejoint la faculté de Harvard en 1964, et a été le Directeur du Center for International Affairs et Doyen adjoint de la faculté des Arts et Sciences. Entre 1997 et 1999, il était sous-secrétaire d’État pour la Sécurité, les Sciences et la Technologie et a dirigé le National Security Council Group sur la non prolifération des armes nucléaires. Ses ouvrages les plus récents sont Power Game, A Washington Novel (Public Affairs, 2004) un roman, ainsi que Soft Power : The Means to Success in World Politics (Public affairs, 2005). Il a également publié une anthologie, Power in the Global Information Age (Routledge, 2004). Joseph Nye a obtenu son BA de l’université de Princeton, a ensuite effectué des études supérieures à Oxford en tant que boursier de la fondation Rhodes. Il a obtenu son PhD en Sciences Politiques de Harvard.

 

 

Hélène Rey est professeur en économie et affaires internationales à l’université de Princeton. Elle a obtenu un doctorat d’économie à la London School of economics et un master of science en recherche opérationnelle à Stanford University. Elle a été consultante pour la Banque européenne de reconstruction et de développement à Londres et pour le Fond monétaire international à Washington et a enseigné à la London School of economics. Elle a été professeur invité à Berkeley, Harvard, à l’Institut d’économie internationale de Stockholm et à l’École des ponts et chaussées. Sa recherche se concentre dans le champ de la macroéconomie internationale. Elle a écrit de nombreux articles, publiés dans des revues internationales, sur l’intégration européenne, le rôle de l’euro en tant que monnaie internationale face au dollar, les flux de capitaux internationaux, les liens entre marchés des actions et taux de change, et sur les crises financières. Elle a obtenu en 2005 le prix de la foundation Sloan.  

 

 

Louis-Bernard Robitaille, journaliste, essayiste et romancier, est né à Montréal et a fait des études de lettres à l'université McGill. Il est écrivain et correspondant à Paris du quotidien canadien La Presse. Il est l'auteur de plusieurs essais, notamment Et Dieu créa les Français (préface de Jean-François Kahn, Robert Davies, 1995), et Le Salon des immortels, une académie très française (préface d'Alain Rey, Denoël, 2002) ainsi que de quatre romans, La République de Monte Carlo (Denoël, 1990), Le Testament du gouverneur (Boréal, 1992), Le Zoo de Berlin (Boréal, 2000) et Long Beach (Denoël, 2006).

 

 

Jeffrey Sachs est né à Detroit, Michigan, en 1954. Il a obtenu son BA, son MA et son PhD de l’Université Harvard. À l’obtention de son doctorat, en 1980, il reste à Harvard en tant que professeur. Il y passera près de 20 ans, où il sera notamment directeur du Harvard Center for International Development. Jeffrey Sachs a été le conseiller économique de très nombreux gouvernements en Asie, en Afrique, en Europe de l’Est, dans les pays de l’ancienne URSS et en Amérique latine. Il est aujourd’hui conseiller spécial du Secrétaire Général des Nations Unies et Directeur du multidisciplinaire Earth Institute de l’Université Columbia.

 

 

Edward Said, décédé le 24 septembre 2003, quelques semaines après avoir contribué à cet ouvrage, était considéré comme l'un des plus brillants intellectuels américains. Né le 1er novembre 1935 à Jérusalem en Palestine, titulaire d'un BA de Princeton et d’un PhD de Harvard, il a été, de 1963 à son décès, professeur de Littérature anglaise et comparée à l'Université Columbia de New York. Critique littéraire et musical, penseur, théoricien laïc et humaniste, il est l'auteur d’une trentaine d’ouvrages dont plusieurs ont été traduits en français, notamment D’Oslo à L’Irak (Fayard, 2005), Culture et résistance (Fayard, 2004), Des Intellectuels et du pouvoir (Le Seuil, 1996), L'Orientalisme (Le Seuil, 1997), Entre guerre et paix (Arléa, 1997), Culture et Impérialisme (Fayard, 2000). Traduit en 37 langues, son ouvrage L’Orientalisme est considéré comme le texte fondateur des études postcoloniales.

 

 

Martin Schain est américain, professeur de Sciences politiques et directeur du Center for European Studies à l’Université de New York. Il est l'auteur, le directeur ou le co-directeur de plusieurs ouvrages dont Shadows Over Europe: The Development and Impact of the Extreme Right in Europe (Palgrave, 2002), Chirac's Challenge: Liberalization, Europeanization and Malaise in France (St. Martin's Press, 1996), The Politics of Immigration in Western Europe (Cass, 1994), The State, Socialism and Public Policy in France (Methuen, 1985), French Politics and Public Policy (St. Martin's, 1980), The Marshall Plan: Fifty Years After (Palgrave, 2001), European Society and Politics (West, 1976), Politics in France (HarperCollins, 1992), French Communism and Local Power (St. Martin's, 1985). Il a donné des conférences dans plusieurs pays européens. Il est également président de la European Union Studies Association et est le co-directeur d'un nouveau journal académique transatlantique, Comparative European Politics. Il est directeur de la collection « Europe in Transition » chez Palgrave Press.

 

 

André Schiffrin est éditeur et écrivain. Fils de Jacques Schiffrin, fondateur de la Pléiade avec André Gide, il a dirigé plusieurs grandes maisons d’édition aux États-Unis, notamment Pantheon. Il est aujourd’hui président de The New Press. Il a publié Le Contrôle de la parole (La fabrique, 2005), et L’Édition sans éditeurs (La fabrique, 2000).

 

 

Klaus Schwab, né en Allemagne en 1938, est le fondateur et le président du Forum économique mondial à Genève -connu pour sa réunion annuelle de Davos-, organisation non gouvernementale internationale (sous forme de fondation à but non lucratif), qui rassemble et intègre des dirigeants économiques, des représentants des gouvernements, des scientifiques et des personnalités de la société civile, dans un partenariat voué à l’amélioration de l’état du monde. Il fait ses études à l’Ecole Polytechnique fédérale de Zurich, à l’Université de Fribourg, et à la Kennedy School of Government de Harvard, et il est docteur en sciences technologiques et docteur en économie. De 1971 à 2002, il a été professeur à l’université de Genève où il a assuré le cours « politique d’entreprise ». Il est l’auteur du Global Competitiveness Report, publié annuellement depuis 1979.  Il a créé, avec son épouse Hilde, la Fondation Schwab pour l’entrepreneuriat social. De nombreux honneurs et hautes distinctions lui ont été décernés, entre autres le titre de Honorary Knight Commander in the Most Distinguished Order of St Michael and St George (KCMG), accordé par Sa Majesté la reine d’Angleterre, et celui de chevalier de Légion d’honneur.

 

 

Ezra Suleiman est professeur de Sciences Politiques (chaire IBM) et directeur du Centre européen à l’Université de Princeton. Il est également professeur associé à l’Institut d’études politiques de Paris. Il est l’auteur de plusieurs ouvrages traduits en français, notamment Les Hauts Fonctionnaires et la politique (Seuil, 1976), Les Élites en France (Seuil, 1979), Les Ressorts cachés de la réussite française (Seuil, 1995), Le Recrutement des élites en Europe (avec Henri Mendras, La Découverte, 1997,) et Comment les États démocratiques se fragilisent (Seuil, 2005).

 

 

Sami-Paul Tawil, né au Liban, ayant poursuivi sa formation en France et aux États-Unis, est psychiatre et psychothérapeute. Professeur associé au collège de médecine des Hôpitaux de Paris, il est responsable depuis plus de vingt ans d’une unité d’hospitalisation dans le service de psychiatrie et de psychologie médicale de l’hôpital Saint-Antoine. Membre international de l’association américaine de psychiatrie, il assure également des consultations orientées vers les troubles dépressifs et maniaco-dépressifs à l’Institut Paul-Sivadon. Il a publié Le miroir de Janus, Comprendre et soigner la dépression et la maniaco-dépression (Robert Laffont, 2002) et est l’auteur, avec Marie-Dominique Flouzat-Aubat du guide Droit des malades (Marabout, 2005). Il a également contribué aux ouvrages collectifs Deux mille ans de psychiatrie (M. Bourgois (dir.), NHA, 2000) et Le trouble de l’adaptation avec anxiété (Maurice Ferreri (dir.), Springer, 1999).

 

 

Henri Vivier, belge, né en 1962, est ancien élève de l’IEP de Paris et titulaire d’un DEA de Droit public à Paris II Assas-Panthéon. Cadre d'entreprise, il est également collaborateur de presse et l’auteur d’un ouvrage sur les familles ducales et princières de Belgique, Princes en Belgique (avec Hervé Gérard, Versant Sud, 2003).

 

 

Theodore Zeldin, britannique, professeur à Oxford et doyen de St. Antony's College (Institut de recherches internationales), il est actuellement fellow, poste qui lui permet de se consacrer à la recherche. On lui doit une série de travaux sur le Second Empire, et surtout une Histoire des passions françaises 1848-1945, synthèse de 2000 pages sur la civilisation française (Payot, 2003). Il a également écrit Les Français (Seuil, 1983), Les Françaises et l'Histoire intime de l'Humanité (Fayard, 1994) ainsi que De la conversation (Fayard, 1999), qui rassemble une série de conférences à la BBC.

 

 

Couverture sous PDF