LES RELATIONS FRANCO-LIBANAISES

 

par Elysé Alam

 

Ambassadeur du Liban en France

 

 

                Cet article a été initialement publié en 2001 dans Le Liban à la croisée des chemins, sous la direction de Karim Emile Bitar, numéro hors série de le revue ENA Mensuel, revue des anciens élèves de l'ENA

 

       

"Les Libanais sont le seul peuple dont jamais, à aucun moment, le cœur n’a cessé de battre au rythme de celui de la France » : c’est en ces termes que s’exprimait le général de Gaulle, qui connaissait particulièrement bien notre pays pour y avoir séjourné pendant dix-huit mois dans l’entre-deux guerres. En effet, les relations entre la France et le Liban sont beaucoup plus que des relations amicales entre deux nations proches culturellement et historiquement. Ce sont des relations quasiment charnelles. Sans même remonter au bon roi Saint Louis ou même à Napoléon Bonaparte qui accueillit une délégation libanaise en s’exclamant : « Vous êtes Français de temps immémorial », il suffit de rappeler qu’en mai 1940, lors de l’effondrement de l’armée française face au blitzkrieg allemand, les cloches ont retenti à travers le Mont-Liban pour exprimer le chagrin du peuple libanais. Près de 4 ans plus tard, en août 1944, chrétiens, musulmans et druzes se réunissaient autour de feux de bois pour fêter la libération de Paris et la défaite des puissances de l’axe et de la barbarie nazie.

Aujourd’hui, alors que le Liban se remet d’une guerre atroce et regarde vers l’avenir, la France se tient à ses côtés et lui apporte un soutien politique, économique et moral. Le Liban retrouve progressivement la place qui doit être la sienne dans le concert des nations et s’apprête à accueillir le IX ème sommet des chefs d’Etat francophones. 

C’est donc avec grand plaisir que nous avons appris que la réunion annuelle de la Confédération des associations des anciens élèves de l’ENA se tiendrait cette année à Beyrouth et qu’un numéro spécial de la revue ENA mensuel serait consacré au Liban.  Plus que jamais, le Liban a aujourd’hui besoin de moderniser son administration, de bouleverser les archaïsmes, de construire un Etat moderne et efficace.  L’ENA a formé depuis sa création en 1945 une quinzaine d’étudiants libanais, et la contribution de ces derniers au renouveau de notre pays sera, nous l’espérons, considérable.  
 

 

 

 

                    Elysé Alam

 

 

 

 

 

copyright : ENA Mensuel, AAEENA

 

 

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